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Ecole & Education

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Garde alternée : bonne ou mauvaise solution ?

par Martiane Triaire | 3 mai 2010
Garde alternée : bonne ou mauvaise solution ?

Depuis 2002, date à laquelle la loi relative à la garde alternée a été votée par l’Assemblée nationale en France, la formule séduit. Aujourd’hui, un enfant sur cinq dont les parents sont divorcés vit en résidence alternée, une semaine chez son père, une semaine chez sa mère. Mais cela convient-il à tous les parents et surtout à tous les enfants ?

Des atouts qui séduisent autant les parents que les enfants

La garde alternée semble être "la solution la moins pire", soulignent le Docteur Marie-Claude Vallejo et Anne Lamy, auteurs de Résidence alternée : on arête ou on continue ?. Cette organisation de vie permet en effet à chaque parent de "pouvoir s’investir de son rôle sans risque d’être évincé par l’autre parent et/ou de perdre peu à peu le contact avec son enfant". Aux yeux des enfants, la formule a aussi des avantages : deux chambres, des jouets qui se multiplient, et bien souvent des cadeaux et autres petites gâteries des parents qui tentent inconsciemment de convaincre leur enfant que c’est mieux chez papa/maman parce qu’il y a la télé/l’ordi dans la chambre.

Un système parfois inadapté

Le Dr. Marie-Claude Vallejo et Anne Lamy indiquent toutefois que la garde alternée nécessite des bouleversements (géographiques, psychiques, sentimentaux) incessants pour l’enfant qui change de toit régulièrement. Chaque fois, l’enfant abandonne un parent et l’univers qui va avec pour partir retrouver l’autre parent, auquel il doit réapprendre à s’adapter pendant une semaine. Ce qui peut être perturbant pour lui, qui vient déjà de subir la séparation de ses parents. Les signes ne trompent pas : s’il oublie des affaires chez l’un alors qu’il passe la semaine chez l’autre, s’il est triste, s’il n’a pas envie d’aller chez l’un ou chez l’autre, s’il a des problèmes à l’école, cela signifie probablement que la formule ne lui convient pas tant que ça.

Une alternance qui évolue avec l’enfant

Les parents doivent rester vigilants et accepter de moduler le système de la garde alternée selon l’évolution de la vie de l’enfant, qui, en grandissant, aura des copains, des activités extrascolaires, bref, des priorités différentes. Par conséquent, il n’aura pas forcément envie de changer de maison aussi fréquemment. Il faudra alors choisir une formule qui s’adapte aussi à ses besoins tout en permettant à chacun des parents – qui eux aussi vont évoluer dans leur vie (rencontres, nouveau travail, nouveaux horaires, etc.) – de continuer à partager des moments avec lui.

Garde partagée

Pour en savoir plus

Résidence alternée : on arrête ou on continue ? de Marie-Claude Vallejo et Anne Lamy, aux éditions Albin Michel, collection C’est la vie, janvier 2010, 9 €.

Accéder à la médiathèque de NosJuniors.com.

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