Mon enfant a du mal à se concentrer...
par Isabelle Mazarguil | 10 avril 2010
La question de la concentration en classe prend de l'importance dès lors que les apprentissages deviennent moins ludiques, notamment après le CE2.
Mon enfant a du mal à se concentrer...
par Isabelle Mazarguil | 10 avril 2010
La question de la concentration en classe prend de l'importance dès lors que les apprentissages deviennent moins ludiques, notamment après le CE2.

Les carnets scolaires affublés de commentaires tels que : "il est dans la lune", "il bouge tout le temps", "il faut lui répéter 50 fois les choses" fleurissent au grand dam des parents. Les enfants rétorquent que rester attentif toute la journée en classe et se concentrer encore sur les devoirs le soir est très difficile. Entouré des experts psychologues Jeanne Siaud-Facchin et Audrey Platania de Cogito’Z, Cmonecole.fr éclaire le sujet pour NosJuniors.com.
"Les capacités de concentration sont limitées dans le temps et différentes d'un individu à un autre. Être concentré consomme de l'énergie, c'est pourquoi il est important de faire des pauses mentales. Nous sommes tous par moments inattentifs. Lorsque les difficultés à centrer son attention deviennent pénalisantes au quotidien, il faut s'alerter."
"Le trouble de l'attention peut être de deux ordres : cognitif* ou psychologique. Sur le plan cognitif, un enfant peut présenter certaines fragilités, telles qu'une dyslexiedyslexieDifficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots entrainant un trouble de l'apprentissage de la lectureLire toute la définition ou une dyspraxiedyspraxieDésorganisation du schéma corporel et de l'organisation spatiale chez l'enfant, sans lésions cérébrales, se manifestant par des difficultés motrices. Trouble évolutif de l'enfant atteignant ses activités motrices et constructrices, souvent associLire toute la définition, qui vont épuiser ses ressources attentionnelles, car elles sollicitent quotidiennement des stratégies de compensation. Un enfant avec de tels troubles est un enfant qui se fatigue plus vite, car il doit mobiliser plus d'énergie.
Également sur le plan cognitif, il existe le trouble TDA/H, plus connu sous le nom d’hyperactivité avec déficit attentionnel. Il peut s'accompagner d'une agitation constante et d'une forte impulsivité (l'enfant coupe la parole, commence un exercice sans avoir lu la consigne). Un tel diagnostic ne peut se poser que si les difficultés attentionnelles existent depuis toujours (déjà nourrisson, l'enfant était plus agité) et sont présentes dans tous les domaines de la vie de l'enfant (les jeux, les loisirs, le sport).
Sur le plan psychologique, l'anxiété est aussi un générateur de troubles de l’attention. Ne pas confondre cependant anxiété et hyperactivité ! Un enfant qui bouge constamment, qui court au lieu de marcher, semble "monté sur pile électrique" peut tout simplement être un enfant qui a du mal à canaliser ses peurs. Telle une toupie, l'enfant anxieux est en mouvement perpétuel pour ne pas s'effondrer.
Alors, passager ou constant ? Cognitif ou psychologique ? Les difficultés attentionnelles de l'enfant doivent d'abord être clairement identifiées et comprises pour ensuite trouver les solutions les mieux adaptées à son fonctionnement. »
*ce qui est relatif à la cognition, c’est-à-dire aux grandes fonctions de l'esprit (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…).