Il avait l'habitude d'être l'enfant unique, l'enfant choyé. C'était sans compter sur l'arrivée d'un bébé, qui le propulse au rang de très grand frère ou de très grande soeur. Il devient l'aîné, le modèle, celui qui devra montrer l'exemple, alors même qu'il était le centre de toutes les attentions.
Et pourtant, il accueillera certainement la nouvelle avec plus de plaisir que s’il avait été plus jeune. Le pédopsychiatre Marcel Rufo situe l'écart d'âge idéal entre deux enfants à six ou sept ans, arguant que les pulsions agressives seront plus faibles, que l'aîné est autonome et qu'il s'est déjà forgé une mémoire familiale.
Il en sera de même pour une plus grande différence d'âge. A ceci près que les centres d'intérêts des deux enfants risquent de diverger et qu'ils peuvent avoir l'impression de grandir non pas ensemble, mais à côté. L’aîné pourra cependant en profiter pour jouer sans aucune gêne à des jeux « de bébé », et le cadet admirer sans retenue aucune cet enfant à la fois si proche et déjà si savant.