Les troubles "dys"
par Isabelle Mazarguil | 21 octobre 2010
Les troubles "dys", du nom des troubles de l'apprentissage commençant par ce préfixe (dyslexie, dyspraxie, ...) toucheraient près de 10% des enfants.
Les troubles "dys"
par Isabelle Mazarguil | 21 octobre 2010
Les troubles "dys", du nom des troubles de l'apprentissage commençant par ce préfixe (dyslexie, dyspraxie, ...) toucheraient près de 10% des enfants.

Parmi les troubles de l'apprentissage qui concernent un grand nombre d'enfants, la dyspraxie est probablement l'un des moins connus. Pour les parents confrontés à cette réalité, la première étape est souvent de chercher de l'aide auprès des associations. Deux d'entre elles mutualisent leur savoir pour plus d'efficacité.
On désigne sous le terme de "troubles praxiques" les troubles de la programmation de gestes complexes et intentionnels ("praxis" en grec signifie "action"). Ils se traduisent par la difficultés de l'enfant à acquérir ces "actions" ou "praxies" au même rythme que les autres, alors même qu'il se trouve dans des conditions d'apprentissage normales, qu'il est motivé et n'est atteint d'aucune pathologie neurologique ou musculaire qui empêcherait la réalisation des actes moteurs, et présente un niveau intellectuel en rapport avec son âge.
Perçu la plupart du temps comme "anormalement maladroit", "mal organisé", "brouillon", l'enfant dyspraxique est difficile à détecter lorsque la pathologie n'est pas connue de l'entourag.
Les troubles praxiques, s'ils sont méconnus, sont cependant très fréquents. Ils touchent 4 à 6% d'une classe d'âge, soit plus de 500 000 élèves sur les 12 millions du premier et du second degré.
Une fois diagnostiqué, l'enfant doit impérativement faire l'objet d'un accompagnement scolaire particulier, sans quoi sa scolarité peut être compromise. S'ajoute à cela la cruelle baisse d'estime de soiestime de soiImage ou perception qu'un individu a de lui-même, qu'elle soit bonne ou mauvaise.Lire toute la définition de l'enfant, allant d'échec en échec, que seul le soutien de son entourage peut freiner.
Il existe des dyspraxies constructives, visuo-spatiales, bucco-faciales, idéatoires et idéo-motrices.
Deux principales associations sont à la disposition des parents :
- DMF (dyspraxique mais fantastique) reste LA structure référente, réunissant le plus d'expérience, de parents et d'experts ;
- l'ADAPT (association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées), qui intervient plus largement auprès des handicapés.
DMF milite pour la mise en oeuvre opérationnelles et concrètes des mesures destinées à faciliter la vie des handicapés issues de la loi de 2005 sur le handicap. Experte des troubles praxiques, l'association se préoccupe avant tout d'aider les personnes concernées, qu'ils soient enfants, adolescents ou adultes. Les familles y sont très impliquées.
Au fil des années, elle a acquis l'écoute des pouvoirs publics et assume désormais une fonction active auprès du gouvernement : formation, adaptations pédagogiques, études et diagnostics des usages de l'ordinateur à l'école par les élèves en situation de handicap, construction d'une plateforme web 2.0 dédiée à la thématique "enfant - handicap - école", collaboration avec des éditions, insertion professionnelle des jeunes adultes Dys., etc.
L'ADAPT est présente dans toute la France à travers plus de 100 établissements et services de soins de suite et de réadaptation professionnelle, d'aide par le travail, de rééducation professionnelle, d'éducation motrice et d'accompagnement. Elle accueille chaque année près de 12 000 personnes handicapées, de naissance ou suite à un accident de la vie. Sa mission : accompagner la personne handicapée dans sa vie quotidienne, pour qu'elle puisse "vivre avec et comme les autres". L'ADAPT a réalisé deux guides pratiques (réédités courant juin) à l'attention des parents : "Permettre ou faciliter la scolarité de l'enfant dyspraxique" et "Permettre et faciliter la scolarité grâce à l'ordinateur".
Dans un contexte où le diagnostic de plus en plus précoce des enfants dyspraxiques accroit sans cesse le besoin en accompagnement spécifique, les deux associations ont signé un accord de partenariat en mai 2010, formalisant une collaboration déjà ancienne sur le terrain.
"L'intérêt de notre partenariat, c'est de mutualiser l'expertise opérationnelle de L'ADAPT et l'expertise de DMF sur les besoins des enfants et des jeunes" commente Jean-Marc Roosz, président de DMF. "Nous souhaitons pouvoir développer ensemble des services d'accompagnement de qualité basés sur l'écoute active des familles touchées par les troubles dyspraxiques".
Principaux axes :
Les deux associations ont un objectif commun : à terme, créer des services d'éducation, d'accompagnement et de soins spécialisés dans la dyspraxiedyspraxieDésorganisation du schéma corporel et de l'organisation spatiale chez l'enfant, sans lésions cérébrales, se manifestant par des difficultés motrices. Trouble évolutif de l'enfant atteignant ses activités motrices et constructrices, souvent associLire toute la définition partout où cela aura été jugé nécessaire.
ADAPT : www.ladapt.net, www.travaillerensemble.net
www.semaine-emploi-handicap.com
DMF : www.dyspraxie.org, www.dyspraxie.info
Visuel d'illustration : affiche d'une campagne de conférences assurées par DMF