Selon les estimations de l’organisation de la Journée Mondiale, 1% de la population serait, à différents degrés, bègue. Soit 60 millions de personnes.
Ce trouble du langage dont les causes ne sont pas encore déterminées, qu’il est possible de contrôler voire de guérir par des traitements orthophoniques ou – le plus souvent – psychologiques, est trop souvent découvert trop tard par les parents, qui y voient juste une difficulté passagère à s’approprier le langage.
En réalité les spécialistes s’accordent pour dire que le bégaiement est avant tout lié à un souci relationnel, à l’expression de la relation et plus largement à la communication. Concrètement la parole ne sort pas correctement car le bègue cherche à contrôler une décharge émotionnelle concomitante. La difficulté à soigner ce trouble est liée à son caractère à la fois psychologique et physique, car le bègue se contracte en parlant et en essayant de contrôler son débit : il contracte l’ensemble de ses muscles et non uniquement les cordes vocales, l’ensemble de son corps est impacté.